mardi 8 février 2011

Where is Rémi 3.3 - 007

swollof hsilgnE | English follows



Attention, ce message comporte 3047 mots, il est suggéré de s’équiper d’une couverture, d’un siège confortable et d’un snack.



J’étais encore au Danemark, toujours sous le choc d’avoir trouvé des colocs en Suisse seulement quelques jours avant mon arrivé. Ils m’ont dit que je ne pourrais rester que 2 mois puisque le 3e coloc arriverait à ce moment là. Puis, pour célébrer cette bonne nouvelle, on m’invite à passer quelques jours à Nice avec eux : Départ le 2 Juin au soir. C’est là que le fun commence!


Ce que je n’avais pas réalisé en arrivant en Suisse est que j’ai le deal du siècle pour visiter le vieux continent à peu de frais en bonne compagnie! De un : la suisse c’est quand même assez central comme pays : voisin de l’Italie, de l’Allemagne, de la France, du Liechtenstein (oui ça compte!) et de l’Autriche. De deux : le train c’est un bon pote, mais c’est vraiment EasyJet (compagnie aérienne à bas prix) qui fait le party. De trois : je travaille. Bon, aux standards de la Suisse, je ne fais pas plus que celui qui flip des burgers au McDonald, mais aux standards d’étudiant que je suis, c’est le jackpot.


L’autre truc que je n’avais pas réalisé est combien, malgré mon habileté à me débrouiller en voyageant, j’étais ignorant et insouciant de ma vie future en Suisse. Ce que je veux dire c’est que, à la gang de 25 stagiaires Canadiens qu’on est, y’en a toujours un pour dénicher le bon deal pour voyager et s’amuser. Un exemple : les trains en Suisse, c’est de la bombe; c’est partout, c’est fiable (à la minute près), c’est propre, ce n’est pas bondé comme dans le métro, il y a des sièges etc… Le truc c’est que c’est cher (surtout pour les touristes), mais il y a un échappatoire! Un billet de train Zurich-Genève (3h) coûte 80CHF (1CHF ~ 1CAN). Mais, tout le monde qui vit en Suisse utilise soit une carte demi-tarif (40CHF) ou possède un abonnement général (2200CHF/an!). Ce qui est vraiment pratique par contre est le petit tour de passe-passe pour ceux qui sont âgé de moins de 25ans : après 7pm jusqu’à 5am, le train est gratuit pour le jeunot de moins de 25ans

En fait, faut avouer que le plus loin que je peu faire en train à l’intérieur de la Suisse à partir de Zürich est 3-4h. C’est quand même pas si grand la CH*, mais si beau!


*La CH est un diminutif de la Suisse et correspond à Confédération Helvétique. À ne pas confondre avec le CH qui est l’équipe de hockey les Canadiens de Montréal.


Pour ceux qui n’ont pas encore compris, c’est quand même une longue histoire, alors je vous suggère d’aller pour une pause-toilettes maintenant. Fait cocasse : le nom de la ville où je vis est Baden, ce qui signifie en Allemand « Bain ». En tant que résident de Baden, je suis un Baigneur. ;)



Donc, après une arrivé en boulet de canon chez mon patron en Suisse (pour le 30 mai et le 1er juin seulement), j’ai emménagé avec ma vie dans un baluchon (de 28kg, il faut préciser) chez mon nouveau chez-moi. Ma maison, comme celle de tous les internes, porte un nom, et la mienne est affectueusement appelé « The Berg » puisqu’il est situé à flanc de la montagne (« Berg » en allemand). Ce qui est marrant c’est que je n’étais pas même installé, à peine 3 jours de passé en CH, que déjà je repartais pour 4 jours de soleil et d’amis.

Le mercredi 2, je sonne au « Berg », j’y dépose mon baluchon de 80L et quitte immédiatement pour la station de train. J’avais judicieusement acheté ma carte demi-tarif et Gleis 7 la journée avant, ce qui faisait que notre premier bras de voyage Zürich-Genève était délicieusement gratuit! D’ailleurs, nous avons dû inventer un mot pour ce type de transport : le verbe anglo-allemand « To gleiss » a ainsi vu le jour. En bon français, je dirais plutôt : « Gleisser ».


Après avoir gleissé jusqu’à Genève, j’utilise gauchement mon nouveau cellulaire (mobile) Suisse et rejoins mon nouvel ami Jacob qui nous héberge gracieusement chez lui pour la nuit. Jacob est dans la mi-vingtaine, il est rieur, jovial et aime le monde. Quand je l’avais contacté la semaine d’avant par CouchSurfing (CS), j’étais un peu sceptique : le profil indiquait un groupe de 7 colocs vivant dans un building industriel de Genève. C’est avec plaisir que Jacob nous a accueillis alors que ses colocs n’étaient pas là, et il en a d’ailleurs profité pour accueillir trois autres CSers de Toronto! Après un rapide compte de têtes, je réalise que nous seront 7 Canadiens à dormir dans son joli appartement industriel! Un sentiment de déjà-vu s’empare de moi (Berlin, janvier 2010) mais la situation se révèle n’être que le début d’une série de ô-combien plaisantes coïncidences de la vie. Les 8 que nous sommes (Jacob, Cale, Colin, Kasmira, moi et trois jeunes canadiennes (j’ai oublié leurs noms) allons prendre une bière malgré l’heure tardive et notre réveil prévu très tôt le lendemain matin. On apprend que les trois voyageuses se dirige vers Nice cette fin-de-semaine là puis iront de l’autre côté de la frontière Italienne pour une formation : elles enseigneront l’anglais pendant plus de 5 semaines à de jeunes italiens grâce à un programme (assez avantageux à mon avis) canadien-italien. « Comme c’est curieux, on va à Nice nous aussi! Peut-être qu’on pourrait se revoir là-bas? » Et voilà qu’on échange nos numéros de téléphone.


L’appartement est grand, mais on ne le voit pas vraiment : deux matelas sont installés sur le sol pour nous, les filles prendront la chambre d’un coloc absent. Il est 1am, le cadran est mis pour 4am. Au réveil, la tranche de pain est avalée rapidement et puis on part pour une marche de 30 minutes (les trams ne sont pas encore en fonction à cette heure). Sur notre chemin, des fêtards dansaient toujours dans les bars et dans les rues. Finalement, on quitte vers Nice en avion… à 6am! Le vol d’une heure était supposé compléter mon sommeil déficient mais la vue du lac Léman, du mont Blanc, des alpes Françaises et de la mer méditerranée qui se dévoile subitement derrière les hautes montagnes m’a déconcentré dans ma somnolence.


Sac de voyage en main à la sortie de l’avion, on rit des douanes quasi-inexistantes et on se dirige vers le Nice central. Moins d’une semaine après avoir quitté le pluvieux Danemark et la grisâtre Suisse, le soleil éclatant de Nice est une bénédiction. Lunette de soleil sur le nez, on déambule dans cette ville française qui se réveille tranquillement. À peine quelques heures après avoir visité le centre-ville et s’être installé à l’auberge, je cours enfin m’acheter des sandales – En quittant le Danemark, j’ai jeté ma seule paire de souliers semi-déchirées et aplaties et suis arriver avec mes bottes à cap d’acier aux pieds, rien de moins! – puis je vais à la plage caillouteuse surplombé d’hôtels luxueux et bordées de vagues salées. Ça y’est, l’été peut maintenant (enfin) commencer!


C’est à Nice que j’ai eu ma 2e expérience de Slacklining (1ère étant à Stockholm). Pour ceux qui ne sont pas familier avec ce sport, il s’agit d’une discipline de l’équilibre où il faut se déplacer sur une ligne tendue et flexible (Source : Le petit Rémi Dion 2011). Le principe est simple, mais l’application ne l’est pas tant, il faut s’armer de patience et (idéalement) d’amis aussi passionnés. J’ai pu en refaire en Autriche à Innsbruck avec des amis, puis à Munich dans l’« Englischer Garten ». L’idée est de pratiquer à la vue de tous et de laisser les gens s’essayer. J’ai lu que ça devient populaire à Montréal également, surtout les dimanche d’été au parc Jeanne-Mance (Tam-Tam). Je suis, depuis 5 mois, l’heureux propriétaire d’une slackline! J’ai hâte que l’été vienne et que j’installe ma slackline sur un petit étang d’eau pour y faire des flips et des vrilles… :D


Slacklining in the Englischer Garten, Munich


Durant les 4 jours passés dans la région Niçoise, j’ai vu une quantité perturbante de femmes en monokini, je me suis baigné, j’ai visité la place haute de la ville (l’attraction #1 de toute ville : grimper une tour – ou une montagne), mangé des pâtisseries fraîches du jour au stand sur la rue, festoyé avec mes amis et enfin revu la charmante italienne Valéria. Il y a plus de 3 ans, alors que je commençais l’université, Bill, Phil et moi avons été catapultés en France pour participer à une conférence internationale de science et c’est là que le Québec a rencontré la France, la Belgique et même l’Italie (c’était un événement français). Pour le temps d’une journée seulement, Valéria à fait le voyage de Aix-en-Provence (là où elle étudie) à Nice. Ce que j’aime beaucoup de Valéria c’est que c’est une amie avec qui je n’ai pas le sentiment que j’ai besoin de parler vraiment pour passer du bon temps avec elle. Moi qui parle tout le temps, qui fait des sous-histoires-de sous-histoire d’histoire (trop souvent sans punch-line!), je me tais et c’est bien.



(Derrière) Moi, Bill, Phil; (Devant) Julie et Anne-Val; (Droite) Valéria


Une belle coïncidence de cette fin de semaine à Nice fût ce festival Italien gourmet (charcuterie, fromage et vin) sur notre chemin vers l’auberge. Un petit lunch et un peu de vin pour la route et on repart! (Sous-histoire : sur le site se trouvait la plus énorme des tables de babyfoot que j’ai jamais vue : la table était assez grande pour que 5 ou 6 joueurs dans chaque équipe puisse jouer ensemble. C’était de toute beauté.) Vers la fin de l’unique journée passée avec Valéria, on se promenait dans les vieux quartiers murés de la ville. À chaque petite rue traversant le mur, on pouvait entrevoir la mer et le soleil déclinant sur l’horizon. Alors qu’on allait traverser l’une de ces rues, deux femmes, dont l’une aux cheveux roux et bouclés, entrent tout juste dans les vieux quartiers avec l’air décontracté du vacancier et excité du touriste. Le temps d’une seconde, je crois rêver. Je regarde plus attentivement, puis mon cerveau fait une prouesse de rapidité incroyable et me ramène une semaine plus tôt sur un détail que j’avais oublié, un détail qui était apparu sur mon « mur » sur Facebook : «À Nice dans une semaine! » (ou quelque chose similaire) avait écrit une amie. Je lui avais même écrit : « Hey, mais on y sera pratiquement en même temps! » (ou quelque chose similaire). Et me voilà, à une intersection de la vieille ville de Nice, au milieu des restos bien vides parce qu’il n’est « que » 17h, à crier « Mélissa! » et elle qui se retourne en un sursaut, un peu traumatisée. Premier contact de visage familier Québécois depuis mon départ pour le Danemark, 5 mois plus tôt.Je suis si énervé que j’oublie de faire les présentations et mes colocs canadiens me regardent d’un air qui veut dire : « Euh, non mais c’est qu’il connait tout le monde en Europe c’te québécois! ». Un autre échange rapide de téléphone, des promesses de se revoir plus tard après le souper et on se quitte. L’aftermath de mon séjour à Nice m’a confirmé qu’aucune fin de semaine n’aurait pu être mieux choisie que celle-ci pour visiter Nice…


Fidèle à notre habitude de voyageur économe, on se fait un bon petit repas dans la cuisine de l’auberge, on jase avec les seuls 4 autres touristes (semblait-il) de l’auberge et, pour la ne fois, je sers de traducteur entre mes amis et l’hôtesse de l’auberge – Ça avait été si drôle de la voir pousser un soupir de soulagement quand elle m’a entendu parler français alors que mes amis tentaient d’accéder à notre chambre à notre arrivée! – Puis je fais mes au revoir à Valéria, qui a maintenant l’accent marseillais et qui se permet de rire de mon accent Québécois!


Kaz, Colin, Me, Cale et Valéria on the beach


Puis, alors qu’il est encore tôt et que j’ai un téléphone, faut bien l’utiliser quand on en a l’opportunité, je fais un appel rapide à Mélissa (foutus appels à 2$/minute).On se rend tant bien que mal à leur auberge au sommet d’une colline à l’autre bout de la ville, bien loin de la mer. Mon scepticisme sur le bienfondé de notre décision d’aller à une auberge aussi éloignée s’est vite dissipé quand j’ai aperçu mon amie au milieu d’une foule de gens dans la vingtaine qui font la fête. Et bien sûr, les trois canadiennes qui étaient à Genève étaient aussi à l’auberge. Non mais c’est quoi les chances? Bah, pas si minces que ça apparemment! En fait, pratiquement tout le monde qui se trouvait autour de nous allaient commencer un programme d’enseignement de l’anglais aux jeunes, dispersé en Italie. Et le point de départ du programme : Nice bien sûr!


Pause-toilette #2 – Attention, la section qui suit doit être lu avec un martini en main, veston/nœud-papillon pour les hommes, robe de bal pour les femmes. Il est possible d’être en tenu plus décontracté pour ceux qui grimpe présentement une falaise dans un désert perdu.


Cette mission, si vous l’acceptez, est de vous rendre à Monaco, joindre une équipe hautement entraînée, prendre des photos du propriétaires de yacht Lady Moura, de dîner au casino avec un informateur – repas en cinq services, cela va sans dire – puis disperser l’équipe et revenir à Nice, tout en protégeant de votre vie les précieux documents que le contact vous aura remis, sur votre bolide de course.


Cette mission fut un retentissant succès!


…Il suffit de lire entre les lignes :


Au matin, on se dirige d’un pas fier vers le magasin pour louer des scooters. « Quatre S.V.P! Si j’ai déjà conduit un scooter? Euh, non mais j’ai déjà fait de la bicyclette! » D’un pas hésitant (à scooter?) on déambule dans les rues de Nice, pas vite au début, puis un peu nerveusement et enfin avec plus de confiance. C’est un peu stressant de conduire un petit truc à 4-5 fois plus léger qu’une voiture, même si l’engin peut seulement rouler à une vitesse maximum de 50km/h! C’était une fantastique traversé des chemins sinueux bordant la mer jusqu’à Monaco.


Bolide de course : Check!


Une fois arrivé, notre équipe de photographes hautement expérimentés prend des photos de tout dans toutes les directions. C’est assez simple : vu du port de Monaco, on peut voir pratiquement tout Monaco, hehe. Les yachts sont surdimensionnées, les appartements, entassés sur le flanc de montagne qui représente 50% de Monaco, sont ordinaires et, on devine, ridiculement chers.


Photos du Lady Moura : y doit être quelque part dans les photos, Check!


Après avoir été ébahi devant la petitesse et, pourtant, la grandiosité du port vu de haut, on sort le pain, la moutarde Dijon forte, la salade aplatie, les tranches de viande sèche et le fromage mou et on se fait un vrai sandwich de champion devant l’immense mer Méditerranée et un géant bateau de croisière qui tente faiblement de rivaliser avec les yachts à quelques 30 millions de dollars dans la baie (à ce prix, ça vient avec un équipage). J’ai en ma possession dans mon sac les restants de nourriture et le sac de Kaz.


Dîner au Casino, repas 5 services et documents précieux : Check! (x3)


Alors qu’on se prépare pour revenir (il faut ~1h pour retourner à Nice et le magasin de location de scooter va fermer… et bien que l’aller était assez facile (suivre la mer est assez straight-forward), quitter par le même chemin n’était pas si facile. Pour une raison ou une autre, j’ai été celui qui menait au début, puis j’ai vu que Kaz ne suivait pas. Je me suis arrêté à un rond-point (mauvaise idée) et Cale et Colin on décidé d’aller tout droit (probablement une mauvaise idée… ils allaient vers l’Italie). J’attends Kaz, elle n’arrive pas alors je tente tant bien que mal de revenir au point de départ, j’y reste quelques temps puis décide que je n’aurai pas le temps de remplir mon scooter d’essence si je ne pars pas vers Nice tout de suite. Me voilà en direction de Nice avec les pièces d’identités (et permis de conduire) de Kaz, alors que Kaz est disparue dans la brume et que mes colocs vont se perdre dans un autre pays où ils ne comprennent pas la langue qui y est parlé...


Dissolution de l’équipe : Check!


C’est donc comme ça que j’ai abouti sur l’autoroute qui mène de Monaco à Nice. En fait, il y a trois chemins entre les deux villes, un au niveau de la mer, un au sommet des montagnes et un à mi-chemin. J’ai abouti, je crois, sur celui à mi-chemin, et je m’y suis arrêté à plusieurs reprise : prenant des photos avec l’appareil photo de Kaz.



Vue sur le retour vers Nice, grands et petits bateaux


De l’autre côté de la montagne se cache Monaco; longeant la mer : le trajet Nice ® Monaco


Puis, enfin au retour, à peine à 5 minutes de scooter du magasin, 10 minutes avant la fermeture, j’ai voulu remplir le scooter et j’ai lamentablement échoué (incapable de remplir un scooter d’essence? Bravo l’ingénieur!) Puis, à la course et contre le traffic dans des sens uniques de Nice, j’ai fini par arriver au magasin, là où mes colocs et Kaz m’attendaient… Apparemment qu’on aurait tous pris le même chemin et qu’on ait réussi à ne pas se voir lors du trajet. D’autant plus que je croyais être le premier à être parti dans la vrai direction de Nice, je me suis senti un peu moins James Bond à ce moment là.


Mais juste un peu moins ;)

Trois espions devant le casino


Attention, ce message s’autodétruira dans 5 secondes…


English Version



Beware, the following post has 2781 words, the use of a blanket, a comfy chair and a snack is recommended.



I was still in Denmark, still in shock to have found roommates in Switzerland few days only before I arrived. They told me I could stay with them for only two months since the third roommate would then arrive. Then, to celebrate this good news, they invite me to spend a few days in Nice with them. Departure: evening of June 2nd. This is where the fun begins!



What I did not realize arriving in Switzerland is that I have the deal of the century to visit the old continent for cheap and in good company!

One: the Swiss country is pretty central and borders Italy, Germany, France, Liechtenstein and Austria.

Two: the train is a good player, but it really is EasyJet (cheap airline) that makes the party.

Three: I work. According to Swiss standards, I barely do the equivalent of the guy flipping burgers at McDonalds, but to the standards of the Canadian student that I am, it's the jackpot.



The other thing I did not realize is how much, despite my ability to find my way out when traveling, I was ignorant and careless of my future life in Switzerland. What I mean is that, with a group of 25 Canadians trainees, there’s always one for finding the best deal to travel and have fun. One example: the trains in Switzerland are “the” thing. It's everywhere, it's reliable, it's clean, it's not as crowded as in the subway, there are seats etc ... The thing is it's expensive (especially for tourists), but there’s a loophole! A train ticket Zurich-Geneva (3h) costs 80CHF (1CHF ~ 1CAN). But everyone who lives in Switzerland uses either a half-fare card (40CHF) or have a GA (2200CHF/year!). What is actually really practical for us, is a card for youngsters (under 25 years old) called “Gleis 7” and allowing free train after 7pm until 5am. Needless to say it's a boon for students eager to travel cheaply that we are!



In fact, I must admit that the longest ride I can do now within Switzerland from Zürich is 3-4h. CH* isn’t so big a country, but so, so beautiful!


* The CH is the short form of Switzerland and means "Confédération Helvetica". Not to be confused with the CH which is the hockey team the Montreal Canadiens.


For those who have not yet understood, it's seriously a long story, so I suggest you go for a toilet break now. Funny fact: the name of the city where I live is Baden, which in German means "bath". As a resident of Baden, I am a swimmer. ;)


So, after I arrived like a cannon ball at my boss’ in Switzerland (for May 31st and June 1st only), I moved with my life in a backpack (of 28kg, it should be noted) in my new home. My house, like all the other interns’ houses have a name and mine is affectionately called "The Berg" since it is located in the mountainside (“Berg” in German). What is funny is that I had not even unpacked yet, just 3 days spent in CH, that already I was leaving for four days of sun and friends.


On the wednesday 2nd, I knock at the "Berg", I put in the corner my backpack of 80L and leave immediately for the train station. I had wisely bought my half-fare + Gleis 7 card the day before, which meant that our first part of the trip Zurich-Geneva trip was delightfully free! Besides, we had to invent a word for this type of transportation: the Anglo-German verb "To gleiss" thus emerged.


After Gleissing to Geneva, I use clumsily my new swiss mobile phone and contact my new friend Jacob, who graciously hosts us in his home for the night. Jacob is in his mid-twenties, he is a laughing guy and loves people. When I had contacted the week before by CouchSurfing (CS), I was a bit skeptical: the profile showed a group of seven roommates living in an industrial building in Geneva. It is with pleasure that he welcomed us while his roommates were not there, and, by the same way, welcome three Toronto CSers! After a brief count of heads, I realize that we will be seven Canadians to sleep in his nice industrial-neighborhood-apartment! A feeling of déjà vu takes hold of me (Berlin, January 2010) but the situation turns out to be the beginning of a series of life’s funny entanglements. The 8 that we are (Jacob, Cale, Colin, Kasmira, me and three Toronto girls go for a beer despite the late hour and our very early wake-up time the next morning. We learned that the three travelers headed to Nice that weekend to then go across the Italian border for training: They would teach English for over 5 weeks to young Italians through an Italian-Canadian program (quite advantageous in my opinion). "How strange, we're going to Nice as well! Maybe we could meet there again? "And so we exchange telephone numbers.


The apartment is big, but we don’t really see it: two mattresses are installed on the ground for us, the girls take the room of an absent roommate. It's 1am, the alarm-clock is set for 4am. Wake-up is quick, breadslices are swallowed or packed for the walk and off we go for a 30-minute walk (trams are not yet running at that time). On our way, party-(on)goers would still dance in the bars and the streets. In the end we make it, the plane takes off to Nice ... at 6am! The one-hour flight was supposed to complete my sleep deprivation, but the view of Lake Geneva, Mont Blanc, French Alps and the Mediterranean Sea that suddenly unfolds behind the mountains distracted me from my sleepiness.


Travel bag in hand out of the plane, we laugh at the almost non-existent customs and we are heading towards central Nice. Less than a week after leaving the rainy Denmark and grayish Switzerland, the bright sun of Nice is a blessing. Sunglasses on, so we stroll about the French city as it wakes up quietly. Just hours after visiting the center and moving to the hostel, I finally buy my first pair of sandals – Leaving Denmark, I threw my only pair of half-torn, flattened shoes and came with my steel-toed boots, no less! - Then I go to the gravel beach overhung by luxury hotels and lined with salty waves. That's it, summer can now (finally) begin!


It was in Nice I had my second experience Slacklining (the first being in Stockholm). For those who are not familiar with this sport, it is a discipline of balance where you have to maintain static or dynamic equilibrium on a tight flexible line (Source: The Rémi Dion-pedia 2011). The principle is simple, but its implementation is not so, it requires patience and (ideally) friends as passionated. I did it again in Innsbruck, Austria, with friends and then in Munich at the "Englischer Garten. The idea is to practice in wide-open areas and let people try. I read that it is becoming popular in Montreal as well, especially the summer Sundays at Parc Jeanne-Mance (Tam Tam). I am, as of 5 months-ago, the happy owner of a slackline! I look forward to this summer to install my slackline over a small pond of water to practice flips and twists... :D


(Check picture in French text)


During the 4 days in the Nice area, I saw a disturbing amount of topless women, I (sun-)bathed, I visited the high place of the city (the # 1 attraction in any city: climbing a tower – or a mountain), eaten fresh pastries from the street stand, partied with my new friends and finally met again the charming Italian, Valeria. More than 3 years ago, when I started college, Bill, Phil and I were catapulted in France to attend an international conference of science. That’s when Quebec met France, Belgium and even Italy (it was a French event). For one day only, Valeria made the trip from Aix-en-Provence (where she studies) to Nice. One thing I’ve always liked about Valeria is that she’s a friend with whom I don’t feel the need to talk to really spend good time with her. Me talking all the time, telling sub-stories in a sub-story of a story (too often without a punch-line!), I finally fall silent.


(Check picture in French text)


A random luck of this weekend was the Italian gourmet festival in Nice (sausage, cheese and wine) on our way to the hostel. A little lunch and a little wine for the road and off we go! (Sub-story: on site was the longest table-football I've ever seen: the table was large enough for 5 or 6 players in each team can play together. It was beautiful.) Towards the end of the one day spent with Valeria, we strolled through the old quarters of the walled city. At every little street crossing through the wall, I could glimpse at the sea and setting sun on the horizon. As we strolled across one of these streets, two women, one with curly red hair, just walk in with the relaxed air of the holiday tourists and the excited grin of the backpacker. In the time span of one second, I thought I was dreaming. I look more carefully, then my brain, in a surprising feat of vivacity, brings me back a week earlier on a detail I had forgot, a detail that had appeared on my "wall" on Facebook: "In Nice few days!"(or something similar) had written a friend. I had even written to her: “Hey, we’ll be there virtually at the same time!" (or something similar). And here I am at an intersection of the Old City Nice, amid the many empty restaurants because it is "only" 5pm, shouting "Melissa!”. She turns around, surprised and a little traumatized. This was the first sight of a familiar Quebecers face since my departure for Denmark, 5 months earlier. I am so excited that I forget to make introductions and my Canadian roommates look at me stunned, probably thinking: "Uh, this Quebec kid just knows everybody in Europe or what?" Another quick phone number exchange, promises to meet again later after dinner and we walk apart. The aftermath of my stay in Nice confirmed that probably no weekend would have been better chosen than this one to visit Nice...


True to our habit of frugal traveler, you get a good meal in the kitchen of the hostel, we chat with the (only) 4 other tourists (it seemed) from the hostel and, for the nth time, I serve as translater between my friends and the hostess of the hostel – It had been so funny to hear a sigh of relief when she heard me speak French while my friends were struggling to communicate when we arrived! I then make my farewell to Valeria, who, by now, has the Marseille accent and laugh at my Quebec accent!


(Check picture in French text)


Then, while it is still early and I have a phone, I make a quick call to Melissa (damn $2/min calls!). It goes both somehow to their inn atop a hill at the other end of town, far from the sea. My scepticism about the soundness of our decision to go to a hostel as remote quickly disappear when I see my friend in a crowd of people in their twenties who are partying. And of course, the three Canadians who were in Geneva were also at the hostel. No, but what are the odds? Well, not so thin it seems! In fact, virtually everyone who was around us would begin a program of teaching English to youngsters, scattered in Italy. And the starting point of the program: Nice of course!


Toilet break # 2 - Warning, the following section should be read with a martini in hand, formal jacket / bow-tie for men, dress for women. You may wear something more casual for those who are currently climbing a cliff in a lost desert.


This mission, should you accept it, is to go to Monaco, join a team of highly skilled spies, take photos of the Lady Moura yacht owners, lunch at the casino with an informant – five-course meal, of course - then disperse the team and return to Nice, while protecting, in your race car, the precious documents the informant contact handed over to you.


This mission was a resounding success!


... if you read between the lines:


In the morning, we go to the store to rent out scooters. "Four scooter, please! – If I have ever driven a scooter? Uh, no but I've ridden a bike!” And then, hesitantly, we raced (kindof) around the streets of Nice, slowly at first, a little nervously, and then with more confidence. It's a little stressful to drive a little bike 4 to 5 times lighter than a car, even if the machine can only operate at a maximum speed of 50km/h!

The winding path lining the sea leading to Monaco was breathtaking.


Race car: Check!


Once there, our highly experienced team of photographers took pictures of everything in all directions. It’s quite simple: seen from the port of Monaco, one can see almost everything Monaco has to offer. The yachts are oversized, apartments, packed on the mountainside which represents 50% of Monaco, are ordinary and, one might guess, ridiculously expensive.


Photos of Lady Moura: it must be somewhere in the photos, Check!


After being amazed by the small, yet grandiose, port seen from above, we take out of the bag the bread, strong Dijon mustard, flattened salad, dried meat slices and flabby cheese and we prepare ourself a true sandwich of the Champ in front of the huge Mediterranean Sea and a giant cruise ship that tries to compete with yachts of some 30 million dollars in the bay (at this price, it comes with a crew). I put in my bag the leftover food and Kaz’s hand bag.


Dinner at the Casino, 5-course dinner and valuable documents: Check! (x3)


While we prepare to return (it takes ~ 1 hour to return to Nice and scooter rental shop will be closing ... and although the drive was fairly easy (following the sea is fairly straight-forward), leaving by the same path was not so easy. For one reason or another, I was the one who first led and I saw that Kaz did not follow. I stopped at a roundabout (bad idea) and Cale & Colin decided to go straight (probably a bad idea... they headed to Italy). I wait for Kaz, she doesn’t show up, I try somehow to get back to the departure point, I stay a while and then decide I won’t have time to fill up the scooter with gas if I'm not leaving right away to Nice.

And then I’m off, with the ID ( and driver's license) of Kaz, while she is missing, scooting somewhere, and my roommates are driving towards another foreign-language speaking country…


Dissolution of the team: Check!


That’s how I ended up on the highway leading from Monaco to Nice. In fact, there are three paths between the two cities, one at sea level, one on top of mountains and one at midway. I drove, I believe, on the midway, and I stopped several times, taking pictures with Kaz’s camera.


(Check picture in French text)


Then, finally I return, only 5 minutes from the scooter store, 10 minutes before closing, I wanted to fill the scooter and I failed miserably (unable to fill a scooter’s gas-tank? What kind of engineer am I?!) Then, running in traffic and against of one-way streets of Nice, I finally get to the store where my roommates and Kaz were waiting for me ... Apparently we have all taken the same path and we managed not to see each other during the trip. I felt a little dumb when I realized that I had probably been the first one to leave in the true direction of Nice and still made it last.


I’m sure James Bond does dumb moves too…


(Check picture in French text)


This message will self-destruct in 5 seconds ...


lundi 10 janvier 2011

Where-is-Rémi - 3.2 The PinBall

On est le 10 Janvier, le gazon est vert, la pluie est mouillée et les montagnes sont embuées. C'est le temps de tenir ses résolutions de la nouvelle année!


Alors assoyez-vous confortablement, prenez un café, thé ou chocolat chaud, recouvrez-vous de douillette bien chaude, car c’est enfin le moment d’un autre récit!



Mise en situation : il est 2:20am, il a fait soleil et 5-10 degrée Celsius samedi et il a plu des torrents aujourd'hui. C'est le printemps ici, mais l'hiver au sommet des montagnes.

Il y a 1 mois, on a eu notre première neige. Mais ça a fondu au cours de la journée, puis regelé et j'ai fait une belle plonge dans le trottoir. J'ai eu droit à de la pluie, puis une petite neige, puis une tempête incroyable, tous ça dans le même 30 minutes que ça me prends pour me rendre au travail à bicyclette.


J'ai vraiment cru pendant longtemps (lire ici: toute ma vie) que le Québec c'est une place vraiment très froide où vivre. Ben en fait, c'est pas vrai : la Suisse c'est à peu près la même température, tout l'Europe gèle en hiver et se dore l'été. Mais au Québec, c'est en dessous de zéro que ça se passe, pour tout l'hiver.

J'ai écouté un documentaire avec mon coloc hier sur le Grand Nord Canadien. Ça m'a fait rire parce que le film commence à Montréal. Je dirais pas que c'est le grand nord, mais c'est quand même vrai qu'on dépense 15 millions de $CAN pour déneiger nos rues...

Bon bref, ce soir j’ai décidé de m’assoir dans le beau divan brun carotté beige de notre salon et de prendre le temps de vous écrire, coûte que coûte, malgré l’heure tardive.


Fini le niaisage! Une amie, Marie-Pier, m'a rappelé cet été que j'écris parfois des choses qui ont vraiment rapport avec rien de rien. C'est juste des pensées que j'ai, des sujets que je veux partager... mais vraiment ça n'a pas grand chose à voir avec mon voyage en Europe. Je pense que ça illustre bien ma personnalité: un fois je vagabonde sur des sujets qui vont nul-part et l'autre fois je raconte une bonne histoire avec un punch à la fin...


Voici donc une tentative de commencer du début : Mon arrivé en Suisse



C'était plutôt chaotique. La compagnie pour laquelle je travaille (ABB) ne pouvait pas m’héberger puisque leur logement était plein, je n’ai pas réussi à trouver de logement via l’Internet (je me suis fait dire que de vivre seulement un an dans un appart c’est trop court!), et j’ai dû être hébergé par mon patron pour une courte durée. En fin, j’ai réussi à trouver un logis via CouchSurfing (CS) de la plus belle façon : totalement aléatoire. En simple, voici ce qu’il s’est passé :


En cherchant sur CS dans la région de Baden, là où mon emploi ABB se trouve, j’ai vu que quelques Canadiens de mon âge y vivaient. Naturellement, j’entre donc en contact avec eux tout en précisant que je cherche à me faire héberger quelques semaines tout continuant à chercher un logis à partir de la Suisse. On me dit que c’est impossible car ils sont sur le point de quitter la Suisse après avoir eu un stage d’un an pour ABB ou Alstom. On me suggère d’entrer en contact avec d’autres Canadiens, puis on me dirige vers un site Internet (http://praktikants.a.wiki-site.com/index.php/Main_Page) et enfin plus rien. Trois semaines avant mon départ pour la Suisse, on m’écrit : « Écrit à ces gars, il cherchent peut-être quelqu’un pour quelques semaines ». Les gars en question étaient 2 canadiens (Cale et Colin) qui venaient d’arriver en Suisse pour un an et un troisième (Ben) allait venir mais jusqu’à deux mois plus tard pour cause de délai de Visa. Heureusement pour lui, son Visa lui a été accordé 2 mois plus tôt qu’espéré. Vous avez bien compris : nous allions maintenant être 4 colocs à vivre dans un minuscule 3½ du « centre-village » de Baden.


Vivre avec des Canadiens n’était pas du tout l’idée que j’avais quand je pensais venir vivre en Suisse, mais je dois admettre que j’aurais eu du mal à trouver de meilleur colocs… et vous verrez bien vite pourquoi. J’ai fini par apprendre que ma clique canadienne ne se limiterait pas à mes 3 colocs. En fait, l’université de Calgary entretien un programme de stage en Suisse avec ABB et Alstom en envoyant chaque année près de 25 étudiants de 20-22 ans à Baden. Sans m’en rendre compte, je venais de percer la bulle du délicat équilibre de la communauté des Canadiens de Calgary, vivant en Suisse depuis peut-être près d’une décennie et transmettant les appartements de génération en génération. Sans m’en rendre compte, j’entrais un monde organisée, structurée d’étudiant en stage; une vie où les voyages transeuropéens toutes les fins de semaine sont choses courantes, où personne ne sait cuisiner avec les ingrédients qu’on trouve ici. Je suis le « French Canadian » de la place, le seul de McGill, le seul du Québec.


Chronologiquement, mon arrivée en Suisse ressemble un peu à la trajectoire d’une balle de Pinball : j’ai été « gâroché » du Danemark à la Suisse, d’abords chez mon patron puis chez des inconnus qui sont en fait, avec moi, le plus improbable quatuor imaginable.

Pour terminer cette première semaine beaucoup plus épuisante que je l’étais imaginé à déménager, étudier des trucs nouveaux au travail et à rencontrer une quantité incroyable de Canadiens, j’ai décidé de partir pour Nice avec mes nouveaux colocs.

Une fois encore sans m’en être rendu compte, j’étais reparti et n’avais aucune idée de ce qui m’attendait vraiment…


Pour ceux qui veulent m'envoyer une belle carte postale:

Rémi Dion
Webermühle 13,
5432, Neuenhof,
Aargau, Switzerland


Pour ceux en attente de photo, voici de quoi vous mettre sous la dent.


For the ones who wanted some pictures, here's something to quench your thirst.


____________________________________________


Kinda-English version



It is January 10, the grass is green, the rain is wet and mountains misty. It's time to keep my New Year's resolutions!


So sit back, grab a coffee, tea or hot chocolate, cover-up with your comfier blanket, because it is finally time for another story!



Scenario: It is 2:20 am, it was sunny and 5-10 degree Celsius on Saturday and it rained torrents today. It's spring here, but winter on mountain tops.

One month ago, we had our first snow. But that has melted during the day and then refrozen and I made a beautiful dive into the pavement. Later, I got rain, then a little snow, then a tremendous storm, all this in the same 30 minutes that it took me to get to work by bike.


I really believed for a long time (read here: all my life) that Quebec is a really cold place to live. Well actually, it's not true: Switzerland is approximately the same temperature. Throughout Europe it freezes in winter and shines in summer. But in Quebec we keep it below zero all winter.

I watched a documentary with my roommate yesterday about the Canadian North. It made me laugh because the film begins in Montreal. I would not call it the far north, but we do spend $ 15 million Cdn to plow our streets ...


In the end, tonight I decided to sit in the beautiful beige sofa brown cored our lounge and take the time to write at all costs, despite the late hour.


No more fooling around! A friend, Marie-Pier this summer reminded me that sometimes I write things that really relates to nothing at all. It's just thoughts I have, things I want to share ... but it really has little to do with my trip to Europe. I think it illustrates my personality: one time I wander on topics going nowhere and the other I tell a good story with a good punchline...


Here is an attempt to start from the beginning: My arrival in Switzerland



It was pretty chaotic. The company I work for (ABB) could not accommodate me because their studios were all full, I have not managed to find accommodation via the Internet (I was told that only one year to live in an apartment is too short!), and I had to be hosted by my boss for a short while. In the end, I managed to find a home via CouchSurfing (CS) in the most beautiful way: totally randomly. Here's what happened:


On CouchSurfing, I looked in the region of Baden, where ABB is my job, I saw that some Canadians my age live there. Naturally, I entered in contact with them to find a temporary place for a few weeks while continuing to seek a home. I am told that this is impossible because they are about to leave Switzerland after having a one-year internship for ABB and Alstom. They suggested that I get in touch with other Canadians, then directed me to a website (http://praktikants.a.wiki-site.com/index.php/Main_Page) and finally, nothing. Three weeks before my departure for Switzerland,I receive an email saying: "Write to these guys, they may be looking for someone for a few weeks." The guys in question were 2 Canadian (Cale and Colin) who had just arrived in Switzerland for a year and a third (Ben) was coming but only two months later due to a delay of his Visa. Fortunately for him, his visa was granted two months earlier than expected. You read right: we would now be four roommates living in a tiny 3 ½ flat in the "city-center" of Baden.


Living with Canadians was not the idea I had in mind when I came to live in Switzerland. I must admit, though, that I don't think I could find any better flatmates ... and you'll see why soon. Even funnier, I ended up discovering that my clique of Canadian would not be limited to my 3 roommates. In fact, the University of Calgary maintain an internship program in Switzerland with ABB and Alstom and send each year nearly 25 3rd-year undergrad students in Baden. Without realizing it, I had to just entered Canadian ghetto community of Calgary in Baden. In the past decade, there's been interns living, sharing flats and passing along their house and furnitures from generation to generation. Without realizing it, I entered an organized, structured, student intern world. A big family traveling Europe every weekends.

So I ended up here and I'm glad. I am the "French Canadian", and in fact, the only one from McGill, the only one from Quebec.


Chronologically, my arrival in Switzerland is somewhat similar to the trajectory of a Pinball ball: I was sent off from Denmark to Switzerland , first with my boss and then with 3 strangers who are actually forming, with me, the most unlikely quartet imaginable.

To complete this first week, which was way more tiring than I had first expected as I had to move, study new things at work and meet an incredible amount of Canadians, I decided to go to Nice with my new roommates.

Again without me being aware of what I got into, off I went to the unknown.


mardi 4 janvier 2011

Donde ist Rémi 3.1 - Le nouvel an

-- Published on December 31st, 2010 --


En toute sincérité, je vous dois des excuses. Si vous me lisez, c'est que vous m'aimez et moi, je vous aime. Alors après des mois de silence radio, , je réapparais, avec pleins de résolutions pour la nouvelle année!

Je devrais commencer par des choses simples parce qu'on m'a rappellé que trop de temps s'est écoulé et trop de choses se sont passées!

De un: Je vis en Suisse, près de Zürich depuis Juin 2010, ça parle allemand dans ce coin là!

Numero dos: Je ne suis pas en Europe en ce moment, je suis en République Dominicaine.

Nummer drei: J'aime beaucoup trop le folklore Québécois alors j'ai décidé de me faire un p'tite "Chasse-Galerie" des temps modernes et je pars pour Montréal demain.

Big number 4: Je suis de retour en Suisse le 3 janvier en avant-midi pour un retour aussi agréable qu'une chaudière d'eau froide en pleine face.

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J'ai écrit pas mal dans les derniers mois sans jamais publier au final. Pour 2011, je vais tenter de m'inspirer d'un ami québécois du Danemark, Alex Chabot, et vous donner des nouvelles à tous les 7-10 jours, ne serais-ce qu'une petite photo pour vous faire sourire. C'est ma résolution du nouvel an!

Et vous, c'est quoi votre résolution?

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Pour ce dernier envoi de 2010, j'ai décidé de parler des Double-Gangers.

Je suis partie du Québec depuis 50 semaines maintenant et être loin de mes camarades m'a fait halluciner et délirer! J'ai vu plus d'une vingtaine e mes amis proches en rêve lors de soirées, ou en marchant dans les rues danoises, suisses, allemandes... J'ai dû y regarder par 2 foiis pour ne pas m'élancer vers un inconnu et crier "Étienne!" ou "Charlotte!".

J'ai beau être prévenu maintenant, je me surprend toujours à croire naïvement que des personnes ne pouvant pas être devant mes yeux ont fait le long voyage transatlantique et sont bel et bien devant moi.

À vous mes amis, je vous le redis: Je pense toujours à vous!

... Et tant qu'à être un peu sentimental et (prequ') au jour de l'an, je vais aussi me permettre de pousser un peu plus loin et parler de trois amis qui m'ont pas mal influencé depuis que je les ai rencontré: Phil, Bill et Lafo.


Un projet de science a réuni Phil, Bill et moi, et nous a forcé à travailler de longues heures dans un atelier douteux et dans le garage bien équipé de Bill.

Bill parle. Il dit ce qu'il pense, le dit avec humour toujours. Il m'a appris à parler et à m'ouvrir sur le monde.
Phil pense. Il pense ce qu'il dit et le fait avec parcimonie et aux bons moments. Il m'a appris à réfléchir et à découvrir le monde.
Étienne, lui, a toujours été en background, l'âme zen, le sourire aux lèvres et le coeur grand ouvert. C'est avec surprise que je l'ai entendu me dire un jour: "J't'aime toi!". C'est d'abord un peu déstabilisant de se faire dire ça par un homme, mais, en fait, avoir un ami qui nous rappel de temps à autres qu'on est aimé, ça fait du bien!
Et c'est comme ça qu'Étienne m'a appris à parler mon coeur et à partager ce que je pense.

Merci à mes amis, j'apprend grâce à vous!


Bonne Année 2011 et, à chacun, je vous dit: "J'taime toi!".

(Je ne peux pas vous envoyer de photo, alors imaginez-vous un bel homme bronzé (moi) sur une plage :P )




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SEMI-ENGLISH VERSION


In all sincerity, I need to apologize to you. If you read me, it is because you love me and I love you. So after months of radio silence, I reappear, with many resolutions for the new year!

I should start with simple things because I was reminded that too much time has elapsed and too many things happened!

One: I live in Switzerland, near Zurich since June 2010, it speaks German in this region of the world here!

Numero dos: I'm not in Europe at this moment I am in the Dominican Republic.

Nummer drei: I like too much
Quebec folklore and I decided to make a little "Chasse-Galerie" of modern times and I leave for Montreal tomorrow.

Big number 4: I'm back in Switzerland on January 3 in the morning for a return as fun as cold water in the face.

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I wrote a lot in recent past months but never published in the end. For 2011, I will try to do as my quebec friend in Denmark, Alex Chabot, and give you news every 7-10 days, would it be only a small picture to make you smile. This is my new year's resolution!

And you, what's your resolution?

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For this last shipment of 2010, I decided to talk about the Double-Gangers.

I left Quebec for 50 weeks now and being away from my friends made me hallucinate! I saw more than two dozen of my friends relatives in dreams at parties, or walking the streets of Denmark, Swiss, Germany ... I had to look twice otherwise I would run to a stranger and shout "Étienne!" or "Charlotte!".

I'm warned now, though I'm always amazed to naively believe that people who cannot be before my eyes made the long transatlantic journey and are actually ahead of me.

To you my friends, I say it again: I always think of you!

... And being sentimental and all AND on the eve of the new year, I will also allow me to push a little further and talk about three friends who really influenced me since I met them Phil, Bill and Lafo.


A science project has got Phil, Bill and I to meet, and forced us to work long hours in a strange workshop or in the well-equipped garage of Bill.

Bill talks. He says what he thinks, always tells with humor. I learned from him to speak and to open myself to the world.
Phil thinks. He thinks what he says and does it with parsimony and at the right times. He taught me to think and discover the world.
Étienne (Lafo) has always been in the background, the soul Zen, a smile and an open heart. It was with surprise that I heard him tell me one day: "I love you, pal!". First it is a little unsettling to be told that by a man, but, in fact, having a friend to remind us from time to time we are loved, it's pretty awesome!
And that's how I learned to speak my heart and share what I think.

Thank you to my friends, I learn from you!


Happy New Year 2011 and, to everyone, I said: "I love you, pal".

(I can not send you a picture so you can, instead, imagine a handsome tanned young man (me) on a beach :P)

dimanche 17 octobre 2010

Where is Rémi 2.6 - La petite famille

English follows,


Ben voyons, c'est pas si grave si je suis juste 60 jours en retard dans mes messages sur mon blog, arrêtez de vous en faire, j'ai une mémoire de feu! :P J'ai reçu plusieurs commentaires me rappelant que mes messages sont vraiment très en retard. Me suis fait remettre à ma place, je me le ferai pas dire deux fois :P
D'ailleurs coment je fais pour me rappeler qui, quoi, où, quand? Je prends des notes! Tel un Sherlock Holmes des temps moderne, je tapote mon iPod à la vitesse de l'éclair pour ne pas oublié un truc drôle/intéressant. Mais la vérité est que, la vie c'est pas juste une suite ininterrompue d'événements drôles et intéressants, yen a des plates, des tristes, des pas mûres... Donc en vitesse grand V, voici mes deux derniers mois passé au Danemark. J'ai laissé tomber les détails à propos de mes cours, de mes soirées étudiantes, des bars à micro ouverts, des café jazz, des BBQ à la plage, etc... La vie normale quoi! À quelques détails près...



Partie III - La vie "normale"

Le jour de mon retour (et déménagement), c’était le 10 avril, le jour de mon anniversaire. Pour mieux célébrer, j'ai pu utiliser la voiture de mon nouveau colocataire! Le déménagement as été beaucoup plus facile et, pour bien terminer la journée, j’ai même eu droit à un repas 3 services Québéco-Franco-Polonais. Ma vie avec Guillaume (de Lyon) et Piotr & Anna (couple Pologne) a été 1000x plus vivante et animé. La maison n’ayant pas de micro-ondes, de congélateur ou de machine à laver/sécheuse, j’ai appris à vivre sans, à laver mes trucs aux résidences de l’école où je passais la plus part de mon temps de toute façon à jouer au frisbee, étudier, écouter de la musique, cuisiner avec les italiens, les espagnols, américains, australiens de la place …

À Lyngby, là où j'habite, le ciel est bien visible. Pas autant qu'à Tignish sur l’Île du Prince-Édouard, mais suffisamment pour me distraire quand je revenais tard de Copenhague à vélo ou en train. Un jour d’avril, à mon retour, j’ai décidé de prendre mon sac de couchage et de dormir dehors sur le toît du petit cabanon dans ma cours. À mon réveil, j’ai tenté de rentrer subtilement à l’intérieur mais Guillaume m’a vu et ne semblait pas du tout surpris. Par après, j’ai appris qu’Anne avait été étonnée (presque apeurée) de voir quelqu’un dormir sur le toît du cabanon et avait averti Guillaume de ma drôle d’idée. Je crois qu’ils ont gardé cette impression d'aventurier loufoque depuis.

D'ailleurs, la communauté Française à DTU était plutôt importante le printemps de mon échange et j’ai fini par rencontrer beaucoup d’entre eux. Notre bel accent québécois les fait toujours bien rire. Un jour Guillaume racontait l’idée absurde que sont colocataire québécois avait eu de dormir dehors en Avril, l’autre avait répondu simplement : « Ah ! Ce serait par Rémi par hasard ? »


Après une session bien remplie de frisbee, BBQ, et autres, j'ai finalement vendu mon 4e et dernier vélo (celui avec lequel j’ai été jusqu’au parc national suédois, près de Mölle) deux semaines avant mon départ du Danemark et je me trouvais sans vélo pour la première fois en pays scandinave.

Mais rassurez-vous, ce fut de courte durée, bien sûr.

Comme je l’ai déjà mentionnée, les vélos, ça pleut et ça se pêche même ici (référence à la quantité phénoménale de vélo qu'on trouve chaque année dans le canal de Copenhague). La popularité du vélo s'explique facilement: au Danemark, il faut payer des taxes à l'achat d'une voiture équivalentes à 150% de la valeur de l'achat. De plus, les cours de conduite coûte 5000$CAN. Bref, c'est pas de la petit bière!

Pour résoudre mon problème de déplacement, j'ai utilisé les moyens du bord: les locataires précédant de la maison étudiante où je vivais avais pris avantage de cette abondance et avais accumulé une dizaine de vélo dans la cour arrière. La plupart avaient les pneus dégonflés, la chaîne rongée par la rouille ou encore la mécanique enrouée. C’était beau à voir, comme une petit famille de vélo. Je leur ai même inventé une petite histoire: il y a les jeunots, aux pneus dégonflé et sans expérience; les batailleurs au cadre tordu et aux dents manquantes (sur les engrenages bien sûr) et il y a les vétérans, ceux qui en ont vu, qui ont fait la guerre du Vietnam et qui sont revenus avec les roues crochies, le guidon mal enligné, des garde-boue manquants, couvert de rouille de la chaîne aux freins. Je me suis donc permis de prendre un beau vélo vétéran bleu ciel avec la chaîne orange, prête à rompre à tout instant. Mais il a tenu bon, le temps d’une semaine. Puis je suis parti, laissant la famille derrière. La grande famille. Celle des vélos, mais surtout celle des amis.

À mon départ du Danemark, je n’étais pas triste, ce n’est pas mon genre d’être spontanément émotif, je suis plutôt « souvenirement » émotif. Je savais bien que quelques temps après, je repenserais à cette aventure avec un pincement au cœur. De la même façon que je m’ennuie des courses sur le Mont-Royal, du levé de soleil aux pratiques matinales de Frisbee à McGill, du patin sur le lac aux castors, du vélo sur le canal Lachine, du ski de fond dans les îles de Berthier avec mes chums, du camping sur le mont Washington, du vieux port de Montréal en hiver…

Souvenirs danois dans mon baluchon, je recommence à zéro en Suisse.

Hum, pas exactement à zéro; je dirais plutôt à 3.0...


Plus d'aventures à venir...


--

J'ai reçu quelques réponses à mes énigmes. Voici celle que je préfère, qui vient de mon Papa:


Pour résoudre ces énigmes, on doit les attaquer en même temps.


Étape A) je relève l’interrupteur #1 de la première énigme


Étape B) je passe à la deuxième énigme et je place trois billes sur chaque plateau de la balance.


Etape B1) si les plateaux sont égaux je passe à l’étape C avec les trois billes non comparées, si la balance penche d’un côté, je passe à l’étape C avec les trois billes ‘’plus lourdes’’


Étape C) je place deux des trois billes sur les plateaux (une bille sur chaque), si les plateaux sont en équilibre la troisième bille est la plus lourde. (je quitte les lieux pour ne pas être blessé par l’autodestruction de la balance)


Étape D) je retourne à la première énigme et j’abaisse l’interrupteur #1, puis je relève l’interrupteur #2. J’entre dans la pièce, si la lumière est allumé c’est l’interrupteur #2, si la lumière est éteinte, je la touche, si elle chaude, c’est l’interrupteur #1, si non c’est le #3.



Énigme 3 :

Un roi égyptien possède 51 chameaux. À sa mort, il lègue la moitié à son premier fils, le tiers au deuxième et le neuvième au dernier. Les trois fils ne savent pas comment se séparer équitablement les chameaux. Vient alors 7 troubadours à dos de chameaux et ils annoncent aux princes qu’ils peuvent régler leur problème. Comment font-t-ils ?

Énigme 4 : Un banquier sait qu’un de ses 10 sacs de 10 pièces d’or qu’il possède est rempli de fausses pièces d’or. Une pièce falsifiée est exactement 5 milligramme plus léger qu’une pièce normale et toutes les autres pièces pèsent exactement 11 grammes. À l’aide d’une seule pesée sur une balance à cadran très précise, le banquier trouve le sac de fausses pièces d’or. Comment fait-il ?




Ça c'est à quoi je ressemblais quand j'ai déménagé la première fois avec mon sac...

This is what I looked like, kinda, when I was moving out the first time with my backpack.


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English Version



C'mon, it's not so bad if I'm just 60 days behind in my posts on my blog, don't worry about it, I have a memory of fire! : P

I have received several comments reminding me that my messages are really late, you won't tell me twice ;)

Besides, how do I remember the whos, whats, wheres, whens? I take notes! Like a modern Sherlock Holmes, I tap my iPod at lightning speed in order not to forget anything funny / interesting. But the truth is that life is not just a continuous series of funny and interesting events, sometimes it's boring or sad, some other times it's randomly or genuinely fun... So in high gear, here are my two months spent in Denmark. I dropped the details about my classes, my students parties, open mic bars, jazz cafe, BBQ at the beach, etc. ... The normal life what! Or almost...




Part III - The "normal" life


The day of my return (and moving out) was April 10, the day of my birthday. To cheer things up, I used the car of my new roommate to move-in! At the end of the day, I even had a Quebec-French-Polish 3-course meal. My life with Guillaume (Lyon) and Piotr & Anna (couple Poland) was 1000x more lively and animated. Without a microwave, freezer and washing machine / dryer at the house, I've learned to live without, washing my stuff to the residences of the school where I spent most of my time anyway to play Frisbee, study, listen to music, cook with the Italian, Spanish, American, Australian there ...


In Lyngby, where I live, the sky is clearly visible. Not as much as Tignish on Prince Edward Island, but enough to distract me when I returned late at night in Copenhagen by bike or train. One April day, when I returned, I decided to take my sleeping bag and sleep outside on the roof of the small shed in my backyard. When I woke up, I tried to subtly go inside but Guillaume saw me and did not seem at all surprised. Later, I learned that Anne had been shocked (almost frightened) to see someone sleeping on the roof of the shed and had warned Guillaume of my weird idea. I think they have kept that image of me as an weirdly adventurous guy since.

Also, the French community was more important to DTU in the spring of my exchange and I ended up meeting many of them. Our beautiful Quebecois accent always makes them laugh. One day William told the absurd idea his Québec roommates had of sleeping outside in April; the other had then simply replied: "Ah! Is your housemate Rémi by any chance?"


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After a busy session of frisbee, BBQ, and others, I finally sold my 4th and last bike (the one I have ridden to the Swedish National Park, near Mölle) two weeks before my departure from Denmark and I found myself without a bike for the first time in Scandinavian countries.


But be reassured, this was short lived, of course.


As I already mentioned, bikes are raining. The popularity of bikes is easily explained: in Denmark, one must pay taxes on the purchase of a car equivalent to 150% of the value of the car. In addition, driving lessons cost $ 5000 CDN. In short, this is no little investment!


To solve my problem of traveling, I took advantage of what the previous students had done during their stay: they had accumulated a dozen bikes from the street in the backyard. Most had their tires deflated, the chain rusting or the mechanics hoarse. It was beautiful to see, just like a small shelter for orphan bikes. I even invented for them a little story: there are youngsters, tires deflated and inexperienced; the fighters with the frame twisted and missing teeth (talking of the gears, of course) and there are veterans who have fought, did the Vietnam War and returned with crooked wheels, handlebars misaligned, missing fenders, covered with rust chain brakes. I am allowed to take a nice blue-sky veteran bike with the chain orange from rust, ready to break at any moment. But he held on, the little time I needed it.

Then I left, leaving the shelter behind. The big shelter. The bike's, but also the one I had built with new friends.


When I left Denmark, I was not sad, it's not usually how I react, "spontaneously emotional", I am rather "memories" emotional. I knew that some time later, I'll look back on this adventure with a twinge in my heart. In the same way, I miss the runs on Mont-Royal, sunrises at early morning McGill Frisbee practices, skating on Beaver Lake, cycling on the Lachine Canal, cross country skiing in Berthier Islands with my buddies, camping on Mount Washington, the Old Port of Montreal in winter ...


Danish memories in my backpack, I am rezeroing in Switzerland.

Um, not exactly zero in fact, rather 3.0...


New adventures to come...



--


I received some answers to my puzzles. Here's the one I prefer, which comes from my Dad:


To solve these riddles, we must tackle them at the same time.


Step A) I turn on the switch # 1 of the first riddle


Step B) I turn to the second riddle and I put three balls on each side of the balance.


Step B1) if the plates are equal I go to step C with the three balls not compared, otherwise I proceeded to step C with the three heavier balls


Step C) I put two of the three balls on each plate, if the plates are balanced the third ball is the heaviest. (I leave the scene to avoid being injured by the destruction of the balance)


Step D) I return to the first riddle and I turn OFF the switch # 1, then I turn ON the switch # 2. I enter the room if the light is turned on, switch # 2 is the right one, if the light is off, I touch it; if hot, it's switch # 1, otherwise it is the third.


Riddle 3:

An Egyptian king has 51 camels. At his death he gives one half to his first son, the third to the second and the ninth to the third. The three sons don't know how to equitably split the entire camels among them. Then comes seven troubadours on camels and they announce the princes that they can resolve their problem. How do they do?


Riddle 4: A banker knows that one of his 10 bags of 10 pieces of gold he has in front of him is filled with fake gold coins. A counterfeit coin is exactly 5 mg lighter than a normal room and all the other pieces weigh exactly 11 grams. Using a precise scale and by using it only once, the banker finds the bag of gold coins. How does he do?


lundi 16 août 2010

Where-is-Rémi 2.5 - Helsinki sur le pouce

English follows



Après 2 mois en Suisse, je crois qu’il est maintenant temps de clore le chapitre Danois, non? Avec du recul, je réalise que mon séjour dans les pays scandinaves a été en fait divisé trois parties: Avant, pendant et après mon voyage de 15 jours à travers l’Europe durant « ma semaine » de relâche. Deux expériences très différente, avec un court périple nord-Européen comme point de coupe entre les deux.



Partie I - Le déménagement


Si on revient un peu dans le temps, vous vous rappellerez peut-être que j’ai réussi à trouver un logis dans une maison danoise in extremisquelques jours après être arrivé au Danemark. La maison, propre, pas très loin de l’école et bien équipé, était sans chaleur et peu accueillante. Une chambre, une toilette, une cuisine avec micro-onde, mini-poêle, laveuse-sécheuse inclus, solitude en sus.

Vivre seul n’a pas été à la hauteur de mes attentes pour mon séjour à l’étranger, donc après 1 mois de recherche d’un logement, j’ai trouvé le rêve : une maison étudiante à distance de marche de la station de train, oh yeah!




Fin mars, tout était réglé, je déménageais. Peace out !



Petit hic : j’ai ma vie à trimbaler avec moi et un vélo comme moyen de transport (2 vélos en fait, mon locataire croyait sûrement que j’étais un revendeur et me lançait des regards suspects).

Petit hic 2 : je quittais mon logis danois avant la fin du mois pour partir en voyage et n’emménageais qu’au début Avril, à mon retour. Je ne vais certainement pas trottiner à travers l’Europe avec ma vie sur mon dos, non!


J'ai vite trouvé une solution, simple en théorie, ridicule en pratique : un premier déménagement chez l’ami avec qui je pars voyager, un trip de 15 jours, puis un deuxième déménagement au retour. Le tout à vélo avec une boîte de carton bien remplie et un sac à dos de 80L +10L plein à craquer. Vous auriez dû voir les yeux ébahi des passants alors que je pédalais dans la rue, avec mon sac à dos m’empêchant de relever la tête pour regarder de l’avant !

Illustration :




Illustration: Rémi Dion - 2010



Partie II - Trottiner en train

Mon voyage de 2 semaines s’est déroulé relativement calmement. Voyager avec différentes personnes imposent différents styles de voyage. Donc on a évité couchsurfing, si ce n’est pour les quelques amis en Allemagne et à Amsterdam; en plus, il y avait un plan, une sorte d’itinéraire flexible, ce qui faisait que les histoires abracadabrantes inédites nous ont été épargnées (Dommage :P). Apres 12 jours de déplacement, on est épuisé par la marche, le peu de sommeil, les rencontres, les sorites; mon ami décide de prendre les 3 derniers jours tranquillement autour de Copenhague. De mon côté, ayant rencontré un couple mexicain sur notre train de nuit de 14 heures (Amsterdam – Copenhague), je décide de me joindre à eux vers Stockholm. Une seule journée en leur compagnie m'a remis en pleine forme pour voyager plus encore. À la fin de notre visite de l’impressionnant Stockholm, j’ai le choix de m’aventurer plus loin pour deux jours ou revenir. Tous les trois regardons alors les destinations possibles où je pourrais aller dans mon petit guide "Eurail", eux deux ayant déjà leur itinéraire bien planifié. Étant donnée l’heure, ma meilleure option est de tenter d’attraper le Ferri en direction d’Helsinki.



Et hop là, le début des abracadabranteries!


Donc voici le plan pas du tout à toute épreuve élaboré sur une serviette de table :

1) Me rendre à la station de train et demander comment me rendre au ferri

2) Me rendre au Ferri

3) Helsinki un jour (+1 jour)

4) Retour à Stockholm (+ 1 jour)

5) Retour à Copenhague



Facile !



1er pépin : Je dois prendre le métro pour me rendre au Ferri, et le bateau part dans moins d’une heure.

2e pépin : la ligne de métro que je dois prendre est en panne je dois prendre une autre ligne ET un bus.

3e pépin : Je ne comprends pas le suédois et perd mon temps à prendre un simple billet de métro.

4e pépin : Je suis confiné dans un autobus plein à craquer qui va arriver près du Ferri 10 minutes avant le départ.

5e pépin : Je n’ai pas encore acheté mon billet de ferri

6e pépin : À l’arrêt d’autobus, je ne vois toujours pas de bateau, je cours et fini par voir un immense bateau, il ne reste que 7 minutes

7e pépin : Une vielle station de train barbelée me sépare du bateau, je n’ai pas le temps de faire le tour, je travers donc les barbelées, les 4-5 voies ferrées, puis encore les barbelées, plus que 5 minutes.

8e pépin : L’entrée est à gauche ou à droite ? Ma tite vache à mal aux pattes… À gauche mettons ? Il reste 3 minutes.

9e pépin : Arrivé au comptoir, le hall est bondé, ça sent la bière, ça crie. Il reste une minute. « Can I buy tickets for Helsinki, please ?” La caissière me répond: “For this ferri? This is a party boat, it goes to Helsinki, but does not land. It is for a 2-day Rock music party.

C’est pas vrai, j’ai fait toute cette course pour rien?

Tout en reprenant mon soufflé et en absorbent ce que la dame au contour vient de me dire, je regarde autour et constate, finalement, ce qui m’avait échappé à mon arrivée en panique : les gens s’aggloméraient maintenant à la porte d’embarquement du bateau, laissant derrière un champ de bataille : bouteilles de bière vide et nourriture partout sur le sol. Près de 200 personnes, à la barbe longue ou aux cheveux descendant jusqu’à la taille, portant veste en cuir avec tête de mort, tattoos et piercings à profusion.


ok. Ok. OK. OKAY! J'ai compris, je vais pas à Helsinki, j'ai perdu, j'arrête!


À 8 reprises j’aurais pu abandonner et faire demi-tours, plus d’une fois j’aurais pu prendre le mauvais chemin et me perdre, et dès le départ, le temps jouait contre moi. Helsinki était un pari, mais le timing n’y était pas ; mauvais dés du hasard

C’était peut-être perdu d’avance, j’étais naïf.

Je préfère penser qu'en essayant, on finit par y arriver. À renoncer sans tenter le coup, on risque rien et on a rien. "You don’t try, you don’t get."


Au retour dans le train de nuit vers Copenhague ce soir là, je savais que cette aventure serait mon souvenir le plus clair de ce voyage de 15 jours que j’ai fait en Europe. Vive les abracadabranteries!



Note: Partie III (dernièrs jours au DNK) dans le prochain envoie.

-- Le département HR du groupe "Where-is-Rémi" a pensé inclure une section sudoku, mot croisé et horoscope. À la place, pour égailler vos journées et vous encourager à m’écrire, j’ai pensé commencer à poser une ou deux énigmes par envoie. Bonne chan! --


Énigme 1 : Dans une pièce close se trouve une lampe incandescente. A l’extérieur de la pièce se trouve trois interrupteurs (ON/OFF), un seul d’entre eux permettant d’illuminer la lampe. Vous vous trouvez à l’extérieur de la pièce et devez déterminer quel interrupteur est le bon. Vous ne pouvez entrer dans la pièce qu’une seule fois. Comment vous y prenez-vous ?

Énigme 2 : Vous avez neuf billes, l’une d’entre elles étant un tantinet plus lourd. Vous ne pouvez pas peser les billes mais vous avez droit à une balance pour trouver la bille plus lourde. Le hic c’est que la balance sort tout droit de mission impossible et après deux utilisations, elle s’autodétruit. Comment ferez-vous pour trouver le bille fautive ?


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After two months in Switzerland, I think it is now time to close the Denmark chapter. Looking back, we see little that my stay in the Scandinavian countries have been divided into two very different experiences. My 15 day journey across Europe during "my week" of spring break has been the pivot point between the two.

Part I - Moving Out

Going back a little in time, you may recall that I managed to find a home in a Danish house in extremis few days after arriving in Denmark. The house, clean, not very far from the school and well equipped, was not warm nor welcoming. One bedroom, one bathroom, a kitchen with microwave, mini stove, washer, dryer and solitude included.

Living alone was not what I had in mind for my stay abroad. It did not take one month of house hunting that I found the dream: a student house within walking distance of the train station. In late March, everything was settled, I moved.



Peace out!



Small snag: I have my life to carry around with me and a bicycle as a means of transportation (2 bikes in fact, my tenant probably thought I was a dealer and gave my weird looks).

Second small snag: I have to leave my house before the end of March, then go for a trip and finally move again in early April, when I return... I will NOT carry all my stuff around Europe on my back, nope!

The solutionI found was quite simple in theory, ridiculous in practice: first, I move from the friend with whom I travel, then tour for 15 days, and then move again. The whole bike with a cardboard box full and a 80L + 10L backpack packed. You should have seen the stunned eyes of passersby as I pedaled down the street with my backpack, which was also preventing me from raising my head to look ahead! (See the illustration above, in the french text). Quite fun though, for sure.

Part II - Train trotter

My trip took two weeks and was relatively quietly. Different people, different travelling styles. This means that I did not couchsurf, except for a few friends in Germany and Amsterdam. Also, we had a plan, a kind of flexible itinerary, which saved us from the crazy tales that we like so much. After 12 days of travel, we were exhausted from walking, the little sleep, the encounters and outings, so my friend decided to take his three last days quietly around Copenhagen. Having met a Mexican couple on our 14-hour night train (Amsterdam - Copenhagen), I decided to join them to Stockholm. At the end of day visiting impressive Stockholm, I had to choose to either venture further for two days or return. All three of us looked at the possible destinations where I could explore, the two of them having already planned their route in advance. Given the time, my best option was to try to catch the Ferri to Helsinki. And back we are for some crazyness...

So here's the NOT failproof plan drawn on a napkin:

1) I go to the train station and ask how to get to the ferri

2) I go to Ferri

3) Helsinki one day (+ 1 day)

4) Back to Stockholm (+ 1 day)

5) Return to Copenhagen



Easy Peasy!



First bug: I take the subway to get to Ferri, and the ship departs in less than an hour.

2nd bug: subway line that I have to take is down; I have to take another line AND a bus.

Third bug: I do not understand Swedish and I wast my time to take a single metro ticket.

Fourth bug: I am trapped in a packed bus which will arrive near the Ferri 10 minutes before departure.

5th bug: I have not bought my ticket ferri yet

6th bug: At the bus stop, I still do not see the boat, I run and ended up seeing it finally, only 7 minutes left

7th bug: An old train station with barbed wire separates me from the boat, I do not have time to run aroun; I go over the barbed fence and run across 4-5 railways. 5 minutes left

8th bug: I get to a fork, left or right? Eeny, meeny, miny, moe ... Left! 3 minutes.

9th bug: Running in the lobby, which is crowded and smells like beer, I don't bother. There is only one minute left: "Can I buy tickets for Helsinki, please?" The cashier replies, "For this ferri? This is a party boat, it goes to Helsinki, but does not land. It is for a 2-day rock music party. "

Wait, what? I did all this crazy race for nothing?

Catching up my breath and absorbing what the lady at the counter just told me, I look around and see, finally, what I hadn't notice in my panicked arrival: as the people gather at the door to board the boat, I notice the battlefield left behind: empty beer bottles and food all over the floor. Nearly 200 people, bearded or down-to-the-waist haired, with leather jacket, skulls, tattoos and piercings galore.


ok. OK OK. OKAY! I'm not going to Helsinki, I lost, I Quit!


At 8 times I could have left and make a U-turns, more than once I have taken the wrong path and got lost, and from the begining, time was against me. Helsinki was a gamble, but the timing was not there, no luck!

Perhaps it was lost from the beginning, I was naive.

I prefer to think that by trying, we eventually succeed. To give up without a try, you risk nothing but get nothing.


Back on the night train to Copenhagen that evening, I knew that this adventure will be the thing I remember the most clearly when thinking back of this 15 days tour on spring break...


Note: Part III will come on the next post.



- The HR department of the group "Where-is-Remi" thought to include a section sudoku, crossword and horoscope. Instead, to cheer up your day and encourage you to write to me, I thought to start putting one or two riddles per post. Good Luck! -


Puzzle 1: In a closed room there is an incandescent lamp. Outside the room are three switches (ON / OFF), only one of them illuminates the lamp. You are outside the room and must determine which switch is good. You can enter the room once. How you do you?

Puzzle 2: You have nine marbles, one of them being a tad heavier. You can not weigh the ball but you are given a balance to find the heavier ball. The problem is that the balance is straight out of Mission Impossible and after the two uses, it destroys itself. How will you find the odd marble?